Courtier en crédit immobilier au juste prix

Le courtier en crédit immobilier exerce sa profession « actuelle » depuis 2010 en application de la loi Lagarde. Laquelle réorganise le métier d’ Intermédiaire en Opérations de Banque et Services de Paiements. Cette loi vise en particulier la protection des consommateurs par une meilleure information, en complément de la loi Murcef 2001 qui s’assurait de la bonne relation entre la banque et ses clients. Auparavant les lois Scrivener 1979 renforçait la compréhension de l’engagement pris par le client en imposant un délai de réflexion de 11 jours, puis Neiertz en 1989 se souciait de l’état de surendettement des personnes les plus fragiles. La loi Hamon en 2014 libère l’emprunteur des contraintes envers les assureurs, La loi Bourquin-Sapin permet enfin de résilier et de changer d’assurance emprunteur .

Genèse du métier de courtier en crédit immobilier

Ceci étant précisé, dans les années 1990, le courtage en crédit immobilier était en France marginal. Les travaux analytiques des banques encouragent la recherche d’économie d’échelle qui en seront le phénomène déclencheur. Tout d’abord les banques mutualistes en France se regroupent au niveau des régions, supprimant par là même des emplois « doublons » . Le Regroupement des services devient une source d’économie de personnel important. Seulement le financement du marché immobilier demande un personnel à la fois commercial et technicien émérite en respect des lois citées ci-dessus. Vient alors l’époque de l‘externalisation du service de l’instruction des prêts immobiliers.

Les banques reversent 1% du montant du prêt (sous plafond) (en rêgle générale) au courtier en crédit immobilier conventionné par la banque. Les taux des prêts sont aux alentours de 9% en 1990 . La commission bancaire versée ne représente que l’équivalent de 4 à 5 semaines maximum d’intérêts du prêt consenti.

Parallèlement les banques ont dû se prémunir d’un concurrent imprévisible : la banque en ligne.

Chaque banque créera sa filiale en ligne sans publicité, établie avec la société mère.

Tout va bien les courtiers, souvent anciens salariés des banques travaillent de concert avec le réseau bancaire. C’est ainsi que nous assistons à une progression rapide du monde du courtage qui fait un très bon travail de conseil et d’approche de la clientèle. De plus les courtiers sont installés de manière stable ce qui n’est pas comparable au cas des conseillers de clientèle de banque qui sont relevés tous les 3 à 5 ans pour les besoins de l’entreprise.

Pourquoi le courtage est il remis en cause ?

L’année 2016, connaitra un pic jamais atteint de renégociation des taux de crédits immobiliers, proposé par les courtiers en crédit immobilier. Les banques recyclent leur propre portefeuille de prêts immobiliers. Les pouvoirs publics y voient un regain de pouvoir d’achat des ménages qui sont par ailleurs au bord de l’asphyxie fiscale .

La chute continuelle des taux d’intérêts d’une part, la renégociation des prêts immobiliers nous venons de le voir, rogne sérieusement les marges de la banque alors que le dénouement sur la résiliation de l assurance emprunteur est rendu le 18 janvier 2018.

Ce dernier bastion de l’ assurance emprunteur représentait une marge commerciale importante, autant dire que la commission bancaire de 1% du montant du prêt, donne le coup de grâce au partenariat. Les taux de l emprunt immobilier se rapprochent dangereusement du taux de commissionnement du courtier. Faire appel à un courtier ne sera plus comme avant. La banque abaisse le taux de commission à 0.50% avant de dénoncer unilatéralement les contrats fin 2019 (pour la plupart).

Le courtier en crédit immobilier peut il raser gratis ?

Faire jouer la concurrence, négocier le meilleur taux , tirent les marges bancaires toujours davantage. La banque économise les frais de courtage , autrement dit le courtier présente ses demandes de prêt à la banque la moins chère mais surtout  sans être rémunéré faute de convention commerciale.

Si certains courtiers en ligne annoncent la gratuité des honoraires c’est oublier qu’un courtier est avant tout un commerçant pas un philanthrope. A l’évidence la rémunération d’ apporteur d affaires peut en partie combler les écarts. Ainsi le client qui y voyait tout d’abord un gain de temps, et l’espoir d’ obtenir les meilleures offres , devra pallier le manque de ce conseil gratuit bénéfique pour tout le monde.

Peut on penser que les études de dossier de prêt du courtier en crédit ou en rachat de crédit ou en assurance emprunteur, profitera en définitive à l’emprunteur. Cette mise au net mérite d’être expliquée au grand jour, car en comptabilité  le courtier gratuit n’existe pas bien sûr , au mieux il serait bénévole. Désormais, l offre de prêt reprendra le taux d intérêt, le coût total conforme aux projets immobiliers, de sorte qu’ aucun flou ne persiste. L emprunteur connaitra parfaitement le montant des honoraires à verser au courtier, conforme au mandat signé en début d’entretien sans imaginer quelques rétro-commissions qui s’inscriraient fatalement dans les frais de dossier, ou  la cotisation d’assurance,  ou enfin le taux d’intérêt surfait .

Le service du courtier en crédit immobilier au juste prix

Faire appel à un courtier, à son expertise ainsi que les services mis en œuvre pour cerner le meilleur plan de financement représente un investissement. Le courtier dispose de moyens informatiques performants qui sont couteux en frais de maintenance. En effet, les mises à jour sont le gage du meilleur conseil possible.

La rémunération du courtier est dépendante de son client exclusivement, voir l’offre de prêt ou la fiche standardisée à ce sujet. Ce concept est nouveau, mais le courtier en crédit immobilier est plus que jamais indépendant à n’en plus douter.

Le courtier sera plus à l’aise pour négocier d’emblée pour un meilleur taux et à défaut il tentera d’obtenir l’annulation de l’indemnité de remboursement anticipé qui soit dit en passant est majoritairement réclamée par la banque, quand on sait que les prêts n’atteignent presque jamais l’échéance finale.

Il faut noter que les frais de courtage bien souvent remplacent les frais de dossier qu’aurait facturés la banque, mais avec un courtier expert en financement à vos côtés. Enfin, le courtier offre un gain de temps certain, il dispose de la signature électronique et de la transmission sécurisée des pièces ce qui évite les temps d’attente des courriers par la poste . Un vrai travail à distance  ou encore si l’on veut, un télétravail.

Les frais du courtier vont apparaitre au même titre que les services d’un artisan ou d’une profession libérale, un comptable ou un conseiller juridique et fiscal.

En tant qu’IOBSP (c’est à dire l’Intermédiaire en Opérations de Banque et Services de Paiement ) vous connaissez par avance le montant de ses honoraires qui figurent en bonne place sur le mandat de recherche rappelons le.